Le Pr Geneviève Plu-Bureau, gynécologue et épidémiologiste à l’Hôpital Cochin-Port-Royal et présidente du Conseil scientifique d’Agir pour le Cœur des Femmes, rappelle les principaux facteurs retrouvés. “Les facteurs de risque les plus fréquents relevés dans cette cohorte à haut risque cardiovasculaire sont l’hypertension, les antécédents cardiovasculaires familiaux au 1er degré, la combinaison âge (+35 ans) et tabac ou obésité.”
Les chiffres de l’Observatoire montrent que 9 femmes sur 10 de cette population présentent au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire et que près des deux tiers rapportent des symptômes d’alerte, comme des palpitations, un essoufflement, une douleur thoracique ou un malaise. D’où l’importance de réévaluer régulièrement la contraception en fonction de l’évolution de l’état de santé. “Il est aussi nécessaire d’informer les femmes sur les différents modes de contraception et leurs éventuelles contre-indications”, insiste le Pr Geneviève Plu-Bureau.
Lors d’une première prescription, une consultation longue peut d’ailleurs être prise en charge par l’Assurance Maladie afin de faire le point sur les éventuels facteurs de risque. La Fondation recommande également de vérifier à chaque renouvellement qu’aucune nouvelle contre-indication cardiovasculaire n’est apparue.
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