Ce n’est donc pas la marche qui abîme le genou, mais plutôt l’inactivité prolongée, les efforts mal dosés ou les blessures mal soignées.Quand la marche doit-elle être adaptée ?
Bien que la marche soit généralement bénéfique, il existe des situations spécifiques où elle doit être modulée ou temporairement évitée :
L’arthrose très avancée : Si le cartilage est complètement usé et que les os sont directement en contact, la marche peut provoquer une inflammation sévère et des gonflements. C’est souvent le cas des personnes en attente d’une prothèse de genou. Dans ce contexte, marcher sans protection n’est pas recommandé.
L’état de grande fragilité (sarcopénie) : Chez une personne déconditionnée ayant perdu une part importante de sa masse musculaire, les muscles ne soutiennent plus correctement l’articulation. Ce manque de stabilité augmente les contraintes sur le genou et aggrave la douleur liée à l’arthrose.
Dans ces situations, il ne faut pas pour autant abandonner tout mouvement. Il est possible d’utiliser des stratégies d’assistance comme une genouillère élastique (avec une ouverture pour la rotule), des bâtons de marche, ou d’entamer une rééducation active pour renforcer la musculature de manière progressive.
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