Ce départ silencieux qui intriguait tant
Chaque nuit, sans exception, à minuit précise, Elena quittait l’appartement. Sans scène, sans explication. Juste un murmure : *« Je rentre au matin. »* Et elle disparaissait dans l’obscurité.
Elle revenait avant l’aube, parfois les vêtements froissés, parfois visiblement épuisée. Je ne posais jamais de questions. Pas par indifférence — par instinct. J’avais le sentiment qu’elle avait le droit à ce silence.
Une nuit, je l’ai trouvée assise au bord de son lit, serrant ses deux enfants contre elle, le visage enfoui dans leurs cheveux. Une scène déchirante, suspendue entre la peur et un amour immense. En me voyant, elle a souri comme si rien n’était. *« Merci d’être venue plus tôt. »* C’était tout Elena.
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