Au terme des 48 heures réglementaires, la garde à vue de l’adolescent a été levée ce mercredi 14 octobre 2026, aux alentours de 10 heures. Dans un communiqué, le parquet affirme que le suspect a reconnu les faits, “admettant avoir mûri son projet depuis plusieurs mois”, tout en contestant “avoir voulu tuer les personnes ciblées”. Il précise avoir été motivé par “une “volonté de vengeance en raison d’un harcèlement par ses professeurs et ses camarades”. “Il a pu évoquer un certain mal-être au sein de son collège et dans sa vie personnelle. Il est assez confus dans ses propos et parle de vengeance contre le personnel de son collège. Il n’explique pas comment il a pu en arriver là”, a ajouté une source proche de l’enquête à BFMTV. Le jeune homme aurait exprimé “des regrets” après son passage à l’acte.
L’adolescent aurait été influencé par un groupe glorifiant les tueries de masse
Le parquet national antiterroriste le suspectait d’adhérer à la mouvance de True Crime Community, un groupe qui glorifie les tueries de masse. “Entendu sur cette communauté, le mineur admettait avoir été influencé par celle-ci. Il contestait toutefois avoir inscrit son action au nom de la True Crime Community”, peut-on lire dans le communiqué. Enfin, une information judiciaire a été ouverte pour “tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste”, “association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes” et “port et transport sans motif légitime d’armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie C et D”.