Un vaccin thérapeutique personnalisé contre le mélanome vient de franchir une étape importante. Merck et Moderna viennent d’annoncer dans un communiqué commun les résultats positifs de leur essai de phase 3 pour leur vaccin à ARN messager, testé chez plus de 1100 patients atteints d’un mélanome avancé.

Le traitement, appelé intismeran autogene, est associé à l’immunothérapie Keytruda de Merck. Chez les patients concernés, cette combinaison a permis d’améliorer de manière statistiquement significative la survie sans récidive par rapport à Keytruda utilisé seul. Les deux laboratoires n’ont pas encore publié de données chiffrées sur cette amélioration.

Un vaccin à ARN messager conçu pour chaque tumeur

Le mélanome est un cancer de la peau qui se développe à partir des mélanocytes, les cellules responsables de la production de mélanine. Il reste souvent de bon pronostic lorsqu’il est détecté tôt et retiré par chirurgie. En France, 17 922 nouveaux cas de mélanome cutané ont été estimés en 2023, selon l’Institut national du cancer. La survie nette à cinq ans atteint 93 % tous sexes confondus, mais elle varie fortement selon le stade de la maladie au moment du diagnostic : un mélanome découvert tardivement peut être beaucoup plus difficile à traiter.

Le principe du vaccin thérapeutique repose sur une approche très différente d’un vaccin classique. L’intismeran autogene utilise la technologie de l’ARN messager pour donner aux cellules du corps les instructions nécessaires à la fabrication de protéines capables de déclencher une réponse immunitaire.

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