Arthrose du genou : la radiothérapie à très faible dose pourrait changer la donne avant la prothèse

Des résultats surprenants, jusqu’à l’IRM

L’étude a suivi 292 adultes âgés en moyenne de 38 ans, tous atteints d’une arthrose à un stade encore modéré. La moitié a reçu, en plus d’un traitement classique, dix séances de radiothérapie à très faible dose (4,5 Gy au total). L’autre moitié a uniquement poursuivi son traitement habituel.

Résultat : les deux groupes ont ressenti moins de douleurs. Mais seul le groupe irradié a conservé une durable dans le temps, avec un meilleur confort au quotidien.

Et ce n’est pas tout. L’IRM a révélé quelque chose de concret : moins de dégradation visible dans l’articulation chez les patients ayant reçu la radiothérapie. À 12 mois, le score d’évaluation articulaire évoluait favorablement dans ce groupe, là où il se dégradait chez les autres. Après près de 12 ans de suivi, le risque de handicap reconnu lié à l’arthrose était réduit de 67 % dans le groupe traité. Des chiffres qui donnent à réfléchir.

Le bon moment pour agir : la clé de tout

Ce qui intrigue le plus les spécialistes, c’est la notion de fenêtre thérapeutique. Parmi les participants, 78 présentaient une arthrose dite de grade 2 — un stade où la maladie est bien installée, mais sans dommages irréversibles. Dans ce sous-groupe, le contraste est frappant : seulement 14 % ont eu besoin d’une prothèse totale du genou côté radiothérapie, contre 36 % dans le groupe sans traitement.

la suite dans la page suivante

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *