Une chose très efficace : la technique d’ancrage « 5-4-3-2-1 ». On guide doucement la personne : cinq choses qu’elle voit, quatre qu’elle peut toucher, trois qu’elle entend. L’objectif est simple — ramener son attention vers le moment présent, ici et maintenant.
Autre astuce méconnue : le tapotement bilatéral. La psychologue décrit le geste : croiser les bras et tapoter doucement ses propres épaules, ou ses genoux, en alternance. C’est apaisant, facile à faire, et particulièrement efficace en début de crise.
Une bonne nouvelle aussi : les Premiers Secours en Santé Mentale rappellent qu’une crise dure généralement entre 5 et 20 minutes. Elle passe. Votre rôle, c’est d’être là — pas de « sauver » la situation à tout prix.
Après la crise : ne pas tourner la page trop vite

Une fois la tempête passée, la personne a besoin de récupérer doucement. Un verre d’eau, un endroit calme, quelques minutes de silence — ça peut suffire. Vous pouvez aussi proposer de la raccompagner ou de rester un peu avec elle.
Et surtout : ne faites pas comme si rien ne s’était passé. « Il faut laisser à la personne l’opportunité d’en reparler et lui indiquer qu’on est concerné par ce qui vient de se passer », insiste Myriam Stadler.
Si des douleurs dans la poitrine ou un malaise accompagnent la crise, appelez le 15 sans hésiter. Et si les crises se répètent, encourager doucement votre proche à consulter un médecin ou un psychologue peut vraiment faire la différence.
Être là, vraiment là, c’est déjà le plus beau des remèdes.