Dans 80 % des cas, on ne ressent rien
Bonne nouvelle : la grande majorité des personnes infectées ne s’en aperçoivent jamais. Le virus est principalement transmis par les moustiques de type *Culex*, actifs surtout le soir et la nuit. Ces insectes se contaminent en piquant des oiseaux infectés, puis peuvent transmettre le virus à l’être humain. Mais dans 80 % des cas, l’infection est totalement silencieuse.
Quand des symptômes apparaissent, ils ressemblent à ceux d’un gros coup de fatigue printanier : fièvre soudaine, maux de tête, courbatures, parfois une légère éruption cutanée ou des troubles digestifs. Rien d’alarmant en apparence. C’est là que réside toute la subtilité.
Le signal neurologique : celui qu’il ne faut jamais banaliser
Dans environ 1 % des cas, le virus peut atteindre le système nerveux. On parle alors de forme neuro-invasive — méningite ou encéphalite — qui touche davantage les personnes âgées ou fragilisées.
Le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, est clair à ce sujet : * »Ce qui doit alerter, ce n’est pas seulement la fièvre : ce sont aussi les maux de tête intenses, la raideur de la nuque, la confusion, les troubles de la conscience ou une faiblesse brutale. Une fièvre accompagnée d’un symptôme neurologique est une urgence médicale. »*
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